Dimanche 26 janvier 2025

00H01
Levée d’ancre et d’encre.
Anonymous a été passée par-dessus bord avec ses dernières traces.
– Était-ce nécessairement indispensable, Capitaine ?
– Il n’a été réalisé que ce qui devait l’être, et maintenant, Quartier-Maître, ordonnez de hisser les voiles !

Maintenant que je me suis débarrassé des dernières traces de L’Anonymous qui a souhaité rester dans son ombre reprenons le cours des lettres et en particulier de celle-ci.
La question qui va être abordée lors de ce Dominical Day aurait forcément finit par me parvenir, aussi, m’est venue l’idée de l’anticiper en prenant le temps de la scripturaliser afin d’en apporter une réponse aussi incomplète que possible en ce qu’il y aura toujours une personne, un individu, un homme, une femme pour la trouver quelque peu frustrante à l’égard de son questionnement personnel.
Pour la formulation de celle-ci, comme de coutume, je l’ai scripturalisé d’une manière volontairement amphigourique afin d’entretenir ma misanthropie.

Dans l’éventualité hypothétiquement improbablement et incertaine, mais néanmoins digne d’être envisagée sous l’angle des projections spéculatives les plus audacieuses et tout aussi chimériques, qu’irréalistes actuellement où cette fougueuse et folle quête d’une Minerve, figure allégorique incarnant, à la fois, l’aspiration à une sagesse ultime, une communion des intelligences, et donc la réalisation d’une double utopie combinant un idéal intellectuel, théoriquement inatteignable et un rêve poétique universel viendrait, contre toute attente, à se matérialiser dans une fulgurance inattendue qui bouleverserait nos paradigmes existants, que deviendraient alors la place, l’usage, la pertinence et le devenir des Lettres à une Inconnue dont la pratique contemporaine et intemporelle de la dissémination aléatoire des enveloppes coquelicots dans le microcosme ferroviaire sont autant de graines poétiques semées dans l’indifférence générale, et enfin leurs corollaires numériques du Dominical Day, ces fenêtres virtuelles ouvertes sur un espace-temps où l’exploration critique, l’effusion créative, et la dissémination des idées prennent forme ?

J’avais de prime abord imaginé lors d’un fugace instant, un questionnement plus accessible et plus proche de la peuplade Carpe Diemiste, de la populace qui se veut épicuriennement ignorante de cette même philosophie, puis m’est venue l’idée saugrenue que cette interrogation pourrait prendre germe, dans les limbes cérébrales d’une Minerve et c’est au demeurant au terme de cette fugacité que je me suis résolu à la formuler aussi adroitement que possible et que je m’en vais maintenant lui apporter réponse en faisant preuve d’un essai de limpidité cristalline semblable au fil de l’araignée du destin qui accompagne tout navigateur, afin qu’elle ne puisse douter que mon engagement est sincère, complet et sans reniement aucun, alors qu’en ce qui concerne les lambdasiens, il conviendra, pour eux, de se reporter à la série Kaamelott, si la question leur est apparue quelque peu frustrante tant son incomplétude sera manifeste et outrageante pour leur degré de préhension cérébrale qu’ils auraient préférés un singulier niveau supérieur tant ce questionnement scripté est proche du niveau d’un élève de CP et semblable en compréhension à la définition du parallélépipède qui est l’élément de base du système réticulaire triclinique parce que si l’on considère le parallélépipède comme un prisme, on peut prendre, comme base de celui-ci, l’une quelconque des six faces. Chaque face étant un parallélogramme, elle possède un centre de symétrie ce qui fait du parallélépipède un simple zonoèdre.

Trêve de balivernes et de Kaamelottage et entrons désormais dans le vif du sujet et l’antichambre de la réponse… Pour les autres il y aura toujours Kaamelott dont le niveau de l’intellect humoristique est d’un niveau dépassant mon niveau de compréhension qui se trouve être d’une extrême faiblesse en la matière.

L’idée même de la conception de la réponse apporte néanmoins et préalablement un autre questionnement qui renvoie aux théories quantiques concernant la courbure du temps, de l’espace, des trous de ver et des dimensions parallèles dont notre univers ne serait qu’une parmi d’autres couches d’univers tout aussi uniques, mais similairement dissemblables et de toute les autres réalités conceptuellement théoriques de réalités qui ne peuvent être dans l’état actuel de nos connaissances, prouvées physiquement, mais sans que les calculs et les théories scientifiques soient pour autant erronés et cette évidence contenue dans l’idée renvoie donc à la question suivante tout aussi absurde et dont la réponse est naturellement déjà existante dans les précédentes lettres et donc restera ici sans réponse en ce qu’elle est uniquement rhétorique, mais nécessaire afin de confirmer qu’une réalité théorique peut être prouvée physiquement tandis que sa réponse se trouve dans le passé alors que cette interrogation se trouve être dans l’instant et donc dans l’avenir conceptualisé par la troisième voie dont j’ai brièvement exposé le théorème dans les précédentes lettres dominicales.

Une utopie ne pouvant se réaliser sans s’annihiler, serait-il donc envisageable d’en concevoir une seconde qui lui serait intrinsèquement liée en ce que la première est une évidente et simple réalité, qui par le passé s’est réalisée et ne donc être nié dans sa future réalité et dont sa nouvelle formation est en cours de rapprochement ?

Si cette vérité est, en ce qui me concerne, une réalité tangible, elle ne l’est jamais pour les individus qui n’ont de croyances que ce qu’ils voient, croient voir, entendent, croient comprendre et touchent ce qu’ils sont capables de supporter et en cela ; il leur manque l’indispensable croyance, la foi unique et inaltérable d’une utopie qui se réaliserait à l’aide de la troisième voie qui peut s’adapter pour chacune d’elles en ce que la troisième voie n’est pas un modèle identique pour chacun, mais particulière, unique et individuelle.

Pour en revenir à la question initiale et lui apporter réponse, il conviendra de retenir que la troisième voie étant perpétuelle, il serait dès lors tout aussi inepte, que l’est la précédente question rhétorique, de concevoir un entrelacs cérébral afin d’être dans une entreprise de compréhension du monde et de tentatives de réponses à des questionnements complexes sans que soit partagé le fonctionnement de cette machine labyrinthique à d’autres lecteurs, d’autres Minerves, d’autres hommes de foi, d’autres possesseurs d’un élément primaire, d’une particule élémentaire et qui ne sont pas encore parvenu au niveau de compréhension nécessaires pour franchir une étape supplémentaire de questionnement, sinon de confirmer leur foi, d’infirmer leurs doutes…

Une réponse au demeurant d’une rare courtitude, mais qui se devait d’être pré-scripté par des indispensables précisions.

Parce qu’il est toutefois dans ma nature de faire preuve en quelques cas, de commisération et dans cette lettre en particulier pour ceux qui auront préféré Kaamelott, je simplifie ma complète réponse à l’extrême limite de la préhension cérébrale humaine afin d’être saisissante par des intellects d’un niveau proche de 70 sur l’échelle de Wechsler formant une immense partie de l’intégralité, en un mot, des cérébrés de l’humanité et de tous les autres dont la matière cérébrale se sera liquéfiée pour s’écouler intégralement dans un slip kangourou, sinon dans un string étanche.

C’est donc d’évidence que ces enveloppes coquelicots se multiplieront tant dans une quête philosophique sans limitation d’intérêts afin que cette poursuivance inspire des relais qui se saisiront de ces occasions pour se transcender mutuellement, tant l’interruption de cette pratique devenant progressivement coutumière signerait un effondrement même de cette troisième voie en ce qu’elle signifierait un échec mortel remettant en question la conception même de l’utopie susnommée, de son impossible irréalisation et jusqu’aux fondations existentielles des enfants sauvages à travers l’histoire de l’humanité symbolisant de surcroît la désintégration de l’élément primaire et de sa particule élémentaire provoquant par ailleurs dans une partie lointaine de l’univers l’oblitération d’une entité cosmologique à la base de ces particules et de ces éléments dont chaque lettre en contient quelques traces.

Que Minerve me pardonne, la courte musicalité scriptique de cette missive, dont l’élégance et la langueur peuvent laisser à désirer, mais il est parfois des plumes qui se doivent d’être, sinon courtes à l’usage, à tout le moins exemptes de superficialité et d’ornements stylistiques.

Une lettre à une Inconnue ne devant plus se refermer sans le passage d’un livre lu au cours de la semaine, sinon en cours de lecture. Nous voilà arrivé au temps de partage après deux semaines de non-partage.

Éthique de Nicomaque
ARISTOTE
Edition Garnier Flammarion
Imprimé en 1965
Page 165, Livre VI (les vertus intellectuelles), chapitre X
La pénétration et la perspicacité d’esprit sont les qualités qui nous font dire qu’un homme est intelligeant et d’esprit vif. Cette pénétration ne peut absolument pas se confondre avec la science ou l’opinion – car alors tout le monde en serait doué; elle ne se confond pas non plus avec une science particulière, comme la médecine qui a pour objet le maintien de la santé, ou la géométrie qui s’occupe de grandeurs. La perspicacité au sens où nous l’entendons ici, ne se préoccupe pas non plus de l’éternel et de l’immuable ni de rien de ce qui devient : elle porte sur des questions où il y a doute et délibération. Elle s’occupe donc des mêmes objets que la prudence, et pourtant elle ne se confond pas avec elle. 2. La prudence a un caractère impératif – car elle a pour fin de déterminer ce qu’on doit faire ou ne pas faire -, tandis que la perspicacité a un caractère uniquement critique, aussi se confond-elle avec la vivacité d’esprit, et dire de quelqu’un qu’il est perspicace, c’est signifier qu’il a de la vivacité d’esprit.

Dans l’hypothèse où tu serais également une lectrice assidue et une Minerve, il sera toujours envisageable de se rencontrer par hasard à une table de lecture.
Table de lecture : Leonidas Chocolates Cafés, 693 rue Nationale, Villefranche-sur-Saône
Vendredi 31 janvier 2025 : 16H30

Si tu as récupéré une enveloppe coquelicot, nous pourrons nous retrouver là où je t’attendrai désormais chaque Dominical Day avec un Caramel Macchiato Chantilly.
Table d’un Inconnu : Starbucks, 2 rue Victor Hugo, Lyon
Dimanche 02 février 2025 : 10H30 – 14H30

Nombre de lettres coquelicot déposées dans les trains depuis le 09 janvier 2025 : 14