Le goût des choses simples

J’aime à prendre parfois, en fin de semaine, un petit déjeuner complet et vivifiant, un rituel lent où chaque gorgée, chaque bouchée devient presque méditative.
Le parfum du café chaud enveloppe doucement la pièce, se mêlant à l’odeur du pain frais qui dore dans le grille-pain métallisé et à la douceur sucrée de la confiture de framboises.
La lumière du matin filtre à travers les volets en bois et les notes de musique flottent dans l’air, enveloppant l’instant d’une lenteur divine.
Je m’accorde à suivre avec délice les lignes de mon livre et mon esprit se détend tandis que mon âme s’éveille lentement.C’est le prélude d’une journée que je m’applique à rendre douce, une journée où je célèbre la lenteur, où je nourris mon corps, mon esprit et mon âme, où chaque souffle, chaque geste, chaque sensation devient une offrande à ce luxe simple et rare : le temps entièrement consacré à la beauté d’une journée qui n’appartient qu’aux méditatifs.

Et c’est précisément là que tu entres en scène…

Consacrer une partie de l’après-midi à la préparation de recettes d’une grande simplicité, dont l’unique finalité serait de parfaire une belle journée.
Être appliqué dans ses gestes, s’accorder à l’attention nécessaire pour demeurer dans l’instant juste.
Suivre une recette pas à pas, en égrenant invariablement les étapes.

Et ensuite ? me demanderas-tu.

Prendre le temps de préparer un café aussi précautionneusement que celui que je m’applique à préparer pour moi-même chaque matin et celui d’une véritable conversation dialogique, sans superficialité, entre gens de bonne éducation, attentifs aux mots et aux silences, chaque parole et chaque geste devenant une petite célébration du temps partagé.

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Atypikal
Minerve
Céline
Le Cercle

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