Chronique d’un futur prix Nobel autoproclamé coincé entre Substack et sa chaise vide.

On connaît tous quelqu’un qui veut devenir écrivain.
Il a déjà le carnet, le stylo qui coûte un SMIC, la citation profonde en bio, la photo en noir et blanc où il regarde au loin comme s’il venait d’enterrer Tolstoï derrière la grange.

Il parle de son “rapport à l’écriture”, de son “processus”, de son “univers”. Mais dès qu’il faut poser son cul sur une chaise et aligner trois phrases qui ne sentent pas la naphtaline littéraire, y’a plus personne.

Parce qu’écrire, mon gars, ce n’est pas se prendre pour un écrivain entre deux tisanes en sachet.
C’est descendre à la mine avec sa petite lampe frontale, gratter dans le noir, remonter couvert de poussière, et recommencer le lendemain pendant que les autres expliquent sur Substack qu’ils traversent une période de silence créatif.

Le silence créatif, souvent, c’est juste la flemme de bouger son cul pour se trouver un vrai boulot, déguisée en futur prix Nobel de littérature.

Post-scriptum,
Si les maisons d’édition ont refusé les 79 romans que tu as écrits cette année, ce n’est plus de la persévérance qu’il te faut, mais un plombier pour régler un problème d’étanchéité entre ton ego et la réalité du monde des adultes.

∼ ∼ ∼

Atypikal
Minerve
Céline
Lettres à une Inconnue
Dialogues d’Anima
Les Chroniques de Céline
Memento Mori
Atypikal
Memento Mori
Memento Mori
Céline
Encéphalo scriptique
The Good Life
Le Cercle

2024 – ATYPIKAL LIFE – 2026

En savoir plus sur Atypikal Life

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture